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La guerre arrive, avec toute sa gloire... et toutes ses horreurs.



Soyez au rendez-vous.

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MessageSujet: Soyez au rendez-vous.
Mar 20 Mar - 9:41

- Allez ! Remuez-vous ! Ne le laissez pas approcher !

Retentit alors avec écho, cet hurlement injonctif qui semblait vouloir transmettre un ordre très clair, celui de se retirer les doigts du cul et de le tuer tant qu'il en était encore temps. Mais, était-ce vraiment la seule faute du personnel de sécurité ? À vrais dires, c'était mitigé.

D'une part, les nombreux cadavres, parfois mutilés, qui jonchaient le sol glissant et rougissant sous les flots incessants du sang jaillissant de ces mêmes dépouilles prévenaient clairement que avoir tenté de l'entraver n'était qu'une pure folie, et que d'autre part, la peur que provoquait l'horreur de la scène semblait refroidir les quelques soldats encore vie qui hésitaient alors à obéir aux ordres.

Il courait, à une certaine allure mais il garder un pas parfaitement réguliers. Arme en main, il se faufilait furtivement entre les nombreux éléments du décor, se cachant parfois dans le dos d'un container ou s'abritant d'autre fois derrière un mur qui faisait office de cloison. Sa mission était très claire, il devait récupérer l'échantillon et le ramener à bon port. Son gain ? 50 000 Dollars, dont la première moitié avait été reçue en avance et donc la seconde moitié serait perçue lorsqu'il aurait achevé sa tâche.


- Il est là ! Ouvrez le feu !

Hurla l'Homme alors que sa voix fut étouffée sous le fracas assourdissant qui mêlait le bruit des armes à feu aux rugissements, parfois tribaux, des Hommes en charge de la sécurité de cette usine. Son apparition fut pourtant brève et discrète, mais ce Ghost avait l'oeil et il n'était ce qu'il était pour rien. Le Poltergeist l'avait presque oublié, tant ceci lui semblait lointain.

Mais alors qu'il faisait la transition entre deux abris, il sentit des projectiles percuter ses protections et deux autres s'enfoncer dans la chair de son bras gauche, l'autre, au niveau de son épaule. Imperturbable cependant, il disparut tout aussi vite qu'il fut apparus.

On pouvait entendre les respirations se saccader, s'accélérer et même s'ébruiter. L'odeur acre de la peur flottait dans l'atmosphère. La fin était toute proche, et elle ne laissait présager rien de bon. Elle serait longue, atroce et douloureuse.

Ils étaient regroupés dans un périmètre assez restreint mais ils ne formaient cependant pas une masse compacte. Il approchait, furtivement, tactiquement, parfois dans le dos et parfois de plein front. Le temps de s’apercevoir de sa présence et l'on ne voyait définitivement plus rien. Le temps de mémoriser le visage de son assassin, et l'on quittait déjà ce bas monde, emportant avec soit toute la peur et la douleur du moment.

Ils tombaient, les uns après les autres. Au travers d'un cri strident, terrifiant, l'ont pouvait sentir leur mort affreuse et l'on pouvait aussi sentir la sienne approcher.


- Repliez-vous ! Vite !

Mais personne n'obéit. La peur était-elle qu'ils étaient tous figés sur place, à attendre leur tour, la mâchoire claquante et le coeur d'air. Certains, encore lucides, essayaient cependant de se cacher, mais ce n'était que peine perdue et ils connurent une mort aussi affreuse que celle de leurs camarades.

Les têtes tombaient les unes après les autres, percutant avec violence le sol, et laissant alors les cadavres se vider de leur sang, au travers des nombreuses et abjectes blessures dont ils étaient affligés.

Tout aurait pu se passer autrement, s'ils l'avaient laissés faire. Mais hélas, ils avaient voulus l'en empêcher. C'était une grave erreur car voila que, maintenant, les rôles étaient inversés. La proie devenait de chasseur et le chasseur devenait proie. Mais, il n'y avait réellement qu'une seule tête qui l’intéressait dans ce troupeau frappé par la folie et le chaos.

Il cherchait à se réfugier derrière ses Hommes, mais ils ne lui étaient d'aucun secours. Il s'approchait de lui, à la manière d'un prédateur guettant une proie. Il s'approchait lentement, en calculant toutes les possibilités pour ne pas échouer, tendant alors patiemment son piège.

Bientôt, il ne resterait que lui et il n'aurait nul pas où fuir, nul endroit où se cacher et nul protection contre lui. L'affrontement était imminent. Le dernier Homme rendu l'âme dans un hurlement mêlant un gargarisme sanglant à un cri de souffrance si horrible qu'il en aurait suffit à dresser les poils du dos de quiconque.

Il était désormais seul, face à la mort. Arme en main, coeur battant et respiration essoufflée, il le cherchait du regard, il l'attendait et se préparait à le rencontrer. La peur pouvait se lire sur ses yeux, ils laissaient entrevoir toute la terreur qui habitait son être. Mais, le silence survint.

Plus un cri, plus une détonation ni même le moindre entrechoque. C'était le silence, froid, morbide et angoissant. Il était encore là, c'était une certitude, mais où se cachait-il ? Cette question résonnait dans son esprit à la manière d'un marteau piqueur. Il observait avec rapidité tout les coins et recoins où il serait susceptible de se terrer, mais il ne vit rien.

Son cerveau résonnait, réfléchissait et ce à une vitesse déconcertante, analysant alors toutes les possibilités. Mais aucune ne semblait envisageable. Se calmant petit à petit au vu de la tranquillité apparente, il commença à se dire qu'il avait du repartir, maintenant qu'il avait en sa possession ce qu'il était venu chercher.

Baignant dans sa sueur, il se décida à mettre le bout de son nez hors de sa cachette et, voyant alors qu'il n'y avait plus de danger, du moins en apparence, il relâcha sa garde car ni ses sens, ni son instinct et ni ses pouvoirs psychiques, qui ne cessaient de s'affoler il y a peu, ne l’alarmaient à propos de quelque chose.


- ... Il est partis.

Dit-il en reprenant son souffle. Il commençait à reprendre espoir mais hélas, sa joie fut de bien courte durée. Il se retourna alors, et le vit, lui, dans toute son horreur. Un monstre grand, imposant et terrifiant. Ces lueurs rougeâtres qui brillaient dans ses yeux, cette apparence apocalyptique et cette haine viscérale, tracée sur tout son être, qui s'émanait de sa personne ...

Il se mit à hurler, apeuré, et à reculer maladroitement. Il releva alors son arme et ouvrit le feu sur celui qui était venu lui donner la mort. Mais hélas, seules trois balles sortirent de son canon. Son chargeur était maintenant vide.

Il reculait, la mâchoire tremblante et la voix essoufflée. Il reculait, terrifié, et lui, il avançait. Il se délectait de sa peur, de sa détresse et de son désespoir. Il se réjouissait intérieurement car bientôt, il ne serait plus de ce monde.

Peut-être par courage, ou alors par folie, il tenta une contre attaque, et entama le corps à corps. Il tenta de lui asséner plusieurs coups de poings, à des endroits qu'il pensait stratégiques, mais il échoua. Ses forces s'étaient dissipées sous l'effet de sa frayeur et son bras, ramollis, n'avait même pas eu le temps de percuter l'armure de son futur assassin, qu'il fut déjà réduit en miettes, dans un puissant cri de douleur.

L'implorer ne servirait à rien si ce n'était à augmenter ses souffrances. Il devait se résigner. Mais, dans un dernier élan, il concentra les quelques forces encore viables qu'il lui restaient et, au travers d'une bourrasque psychique, les fit déferler sur cette Homme qui le traquait désormais.

Tout ce qui était présent dans la salle s'envola pour former un amas compact et peu commode aux deux angles opposés de la pièce. Mais hélas, le Poltergeist n'avait pas bougé d'un poil. La bourrasque n'avait fait que le traverser, sans plus.


- ... C'est impossible.

Marmonna-t-il avec effrois. Pourtant si ça l'était. Mais le Ghost avait eu le temps de sentir une certaine oscillation dans les ondes de son adversaire. Il n'était pas immunisé, il avait tout simplement encaissé le choque et c'est bien cela qui surpris le fantôme. Mais il n'eut pas le temps de réfléchir davantage.

Il venait de toucher le mur et désormais, il ne pouvait plus reculer. C'était maintenant que tout allait se jouer. Désespéré, il se jeta sur le Corbeau, mais fut réceptionné par un rapide coup de genoux dans le ventre. Aussitôt qu'il eut la respiration coupée, il l'attrapa par la gorge, de sa main droite, et le souleva dans les airs.

L’éteinte était puissante et la strangulation commençait déjà à faire son effet. Mais ce n'était pas assez pour le Poltergeist. Avec un air de sadisme, il se saisit de son poignard et le planta dans le ventre de sa victime, au niveau du diaphragme. Puis, il fit une incision très nette e rapide vers le bas, l'ouvrant alors dans sa totalité.

Le sang remontait à la bouche du Ghost. Il coulait à flot et son visage se crispait, il s'agitait. La douleur était lisible mais il ne pouvait crier. Il ne pouvait pas l'extérioriser et dut donc la savourer dans sa totalité.

Rangeant calmement sa lame, il enfonça lentement sa main dans l'ouverture et se saisit de ses entrailles, les sortant alors de leur prison et les déversant au sol, s'en débarrassant avec une pointe de dédain.

Il jeta ensuite un regard sur sa victime. Il n'était pas encore mort mais sa fin était proche. Il ne fallait pas perdre de temps, c'était une question de secondes. Il le jeta alors au sol, à son tour, et prit sa propre arme. Le Ghost, à terre, était en train de connaitre une agonie douloureuse mais elle touchait presque à sa fin.

Visant sa poitrine, il tira une rafale à l'air hasardeuse mais pourtant bien ciblée, perforant alors ses poumons et son coeur à plusieurs reprises. L'Homme était mort maintenant et jusqu'à la dernière seconde, il n'avait connu que la douleur et la terreur. Son assassin quand à lui faisait preuve d'une froideur déconcertante. Il était calme, maître de lui-même et ne semblait même pas préoccupé par sa propre blessure.

Il s'approcha alors de la dépouille, arme en main, et lui jeta un dernier regard, chargé de mépris et de haine. Puis il détourna sa tête vers sa droite et observa le mur. Il pouvait clairement entendre une sorte de cliquetis de l'autre coté. Un cliquetis qu'il reconnaissait à la perfection.

De l'autre coté, quelqu'un était en train de recharger son arme. Le Poltergeist s'en approcha et, retirant son bras vers l'arrière, donna un puissant coup de poing dedans, transperçant alors cette cloison et attrapant la tête du soldat caché de l'autre coté. D'une seule main, il la fit brutalement tourner sur le coté et, lui brisant alors le cou, lui donna la mort qu'il avait tant cherché à esquiver.

Il s’effondra à terre. Il n'avait même pas eu le temps de se rendre compte ce qu'il venait de lui arriver. Mais peut-être était-ce mieux pour lui ? À vrais dires même, cette question n’effleura même pas son esprit et il s'en moquait complètement. Ils s'étaient mis entre lui et sa la réussite, ils en avaient maintenant payés le prix.

Observant une dernière fois le morbide champs de bataille, qui n'était il y a peu qu'un sous-sol d'usine propre et bien rangé, il semblait même se féliciter.


- Soyez au rendez-vous.

Expira-t-il, à la manière d'un serpent, de sa voix caverneuse et dont son casque l'avait quelque peu robotisée. Reprenant sa marche, son être disparut du champs de vision à la manière d'une vague qui le dévorerait rapidement. Son invisibilité désormais activée, il quitta la pièce en adoptant une démarche triomphale. Plus rien ne pouvait le retenir ici désormais et sa mission était une réussite, il ne lui restait plus qu'à revenir chercher sa prime.

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